Jardinage Humain

Texte de Rodrigo Garcia.

Une suite de pensées qui se juxtaposent, entrent en collision : les enfants, les chiens, l’économie, le football, les téléphones portables… comme on passe une journée, d’un sujet à un autre, d’une occupation à une autre. Poétique, démesurée, imagée, subversive, la parole dans Jardinage Humain est fragmentée, éclatée.

Pour 48 fragments méditatifs
Et 3 litanies
Voix et bruits entremêlés
Du monde
Qui par éclairs nous parviennent
Nous traversent :
Voix 1, voix 2, violon, percussions, piano
Choeur de 5 transcripteurs.
Pour un théâtre qui a décidé
De chanter encore :
Lumière pour corps et instruments.
Pour tout ce que l’on pense
Et que l’on n’écrit plus :
Les mots, la musique et les gestes.
Pour l’outrance, la harangue, l’invective,
La provocation, l’ironie, l’humour,
La poésie, le lyrisme :
La distance.
Pour l’adresse publique :
Concert et tréteau.
Pour l’Espagne :
Quevedo, Bunuel,
Et la langue espagnole.
Pour le surréalisme :
Le rapprochement le plus juste possible
De deux réalités éloignées l’une de l’autre :
Le texte et la musique.
Pour Rodrigo Garcia :
Tout le contraire
De ce qu’on pense.
Pour chiens et frères humains
Qui aujourd’hui vivez :
Pitié ?

Eva Vallejo/Bruno Soulier

Création 2004 Centre Culturel d'Avion

Production : L'Interlude T/O
Aide : Spedidam.

En détail

Pour 2 comédiens, piano, violon et percussions

Distribution

Conception : Eva Vallejo et Bruno Soulier
Musique : Bruno Soulier
Mise en scène : Eva Vallejo
Lumières : Xavier Boyaud
Costumes : Dominique Louis
assistée de Sohrab Kashanian
Régie générale : Eric Blondeau

Interprètes :
Lea Claessens (violon)
Pascal Martin-Granel (comédien)
Jean-Benoit Nison (percussions)
Bruno Soulier (piano)
Eva Vallejo (comédienne)

Texte : Rodrigo Garcia
Traduction : Christilla Vasserot
Editions : Les Solitaires intempestifs

Rodrigo Garcia
Auteur et metteur en scène de ses textes, Rodrigo Garcia est né en 1964 en Argentine. Il travaille comme publiciste à Madrid et y fonde la compagnie La Carniceria Teatro (1989). Depuis, il a réalisé de nombreuses mises en scène expérimentales, en recherchant un langage personnel, éloigné du théâtre traditionnel. Ses références sont inclassables, elles traversent les siècles sans se soucier de la chronologie : on pense pêle-mêle à Quevedo - poète du Siècle d’or espagnol - à Beckett, Céline, Thomas Bernhard mais aussi à Buñuel ou encore à Goya de la période noire. Il refuse de s’enfermer dans un théâtre « écrit uniquement pour des spécialistes, et qui fonctionne par codes et par dogmes ». Son écriture s'inspire du quotidien, de la rue où il a grandi, « dans cette banlieue populaire de Buenos Aires au milieu de copains destinés à devenir ouvriers ou maçons ». Il rêve d’un théâtre où « n'importe qui puisse pousser la porte » sans hésiter sur le seuil. Son écriture est un prolongement du réel dont il s'inspire fortement ; sa force réside dans la dimension poétique qu’il lui confère.

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